Essais sur les comportements géopolitiques...

Présentation de l'auteur

Christophe Dargot, écrivain, homme politique et intellectuel eduens, fut notamment représentant de la République-Armée Eduens au CACAM.
Il réside actuellement en République-Armée Flakgradie.

Introduction

On a observé un profond changement pour la plupart des grands pays, depuis quelques années, sans que cela ne bouleverse réellement l’équilibre des forces en présence ni des blocs idéologiques pour autant. La dernière guerre mondiale a fait sauter le bouchon qui retenait les tensions de tous les belligérants et a permis à ces derniers de l’évacuer. On observe alors des changements plus ou moins marqués selon le rôle tenu durant les combats et les camps auxquels on a appartenu.

Les membres de l’Axe

  • La chute de l’Union Restaurationiste est étrangement un bien pour l’Axe qui se débarrasse ainsi d’un membre trop agressif et ambitieux. De plus, sa disparition permet à Eduens de reprendre les rênes de l’Axe sans craindre la concurrence d’un Iron Mind vieillissant et de plus en plus isolationniste. En effet, la fin de la guerre retire à l’Iron Mind ses dernières préoccupations extérieures et le laisse se recroqueviller sur ses tensions internes.
  • L’Empire Germanique tire son épingle du jeu en récupérant Niegul contre somme sonnante et trébuchante à l’Eduens et en traitant en vainqueur avec les E.U.V. Il n’en demeure pas moins un membre suspect de l’Axe, considéré comme timoré par les autres membres et peu fiable.

Premier responsable de la guerre, l’Union Restaurationiste en supporte les conséquences et malgré que ses forces aient été, finalement, que très peu entamé par les combats, la trahison met fin au régime via l’assassinat du Vozhd. La démocratie est instaurée mais l’Empereur Alexandre Ier ne supporte pas de se faire léser du pouvoir qu’il considérait comme sa récompense pour avoir lutter depuis le début contre le Vozhd. Les tensions internes semblent de retour mais les Républicains et les Impériaux s’accordent finalement sur une coopération afin d’épargner au peuple une énième guerre civile. Le pays semble tiré d’affaire, mais les Sthans ont toujours été propices à la guerre civile du fait de leur composition Fédérale. Bien sûr, l’Axe y entretient discrètement des groupuscules de tous poils qui tentent de maintenir la terreur dans les basses classes, par qui commence souvent les conflits.

  • Le grand vainqueur de la guerre coté Axe est sans aucun doute l’Empire Eduens. Une ironie de l’Histoire d’ailleurs car si les Alliés avaient décidé de faire le sacrifice de millions de vie, ils auraient pu poursuivre la guerre, écraser Eduens et par conséquent, probablement, mettre fin à l’Axe. Or, ils n’en feront rien. Eduens s’en tire alors avec un énorme bénéfice que nous allons analyser de suite : Tout commence avec la crise Germano-Virrussiene de Niegul. Une véritable aubaine pour Eduens qui croyait avoir été définitivement évincé de l’Ile du Nord depuis la création de l’État Virrussien. Eduens voit immédiatement qu’il y a quelque chose à jouer dans ce conflit et prend physiquement et massivement pied en Germanie, afin d’y écraser les révoltés communistes et de pouvoir prendre en tenailles les E.U.V. De chaque coté, on finance des partisans et on attend la guerre. Eduens cherche à se montrer en meneur de l’Axe en adoptant une attitude interventionniste à outrance.

La guerre éclate enfin à la suite d’un soi-disant bombardement Virrussiens, ce dont on peut clairement douter. Quoi qu’il en soit, l’État Virrussiens ne semble pas prêt à la guerre et se laisse envahir relativement facilement. Peu après, la crise de Wulfenir dégénère en guerre totale et entraîne Eduens dans la danse. Ne voulant pas rester en retrait, l’Empire Celte lance l’assaut sur le Gollach et y attire de nombreuses troupes Coalisées. La fin des Restaurationistes sauvera le corps expéditionnaire Eduens qui s'en sortira couvert de gloire et l’armée Eduens sortira encore une fois invaincue d’un conflit. La cerise sur le gâteau est la chute de la RDT à la suite d’un putsch ou les agents et l’argent Eduens n’ont certainement pas été absent. Un nouveau membre vient remplacer les Sthanors dans l’Axe. On constate alors les gains que ressort le pays de cette période :

- Une influence fortement accrue dans l’île du Nord.
- Un prestige dû à l’activité tenue durant le conflit et la victoire sur les Virrussiens.
- Le pouvoir absolu aux commandes de l’Axe

Nations démocratiques

Vainqueurs et pourtant en pertes d’influence, elles sont à la recherche d’une nouvelle prospérité.

  • Le grand vainqueur de la Coalition est le Janakan mais on ne peut pas dire qu’il en retire plus de pouvoir. Le Grand-Duché considère sa mission comme accomplie, il a chassé ceux qui menaçaient son commerce et son monopole diplomatique. Il poursuit donc sa politique de « diplo-annexion » sans changements notables, toujours à la recherche de marchés juteux et de profits financiers. C’est actuellement l’arbitre du monde bien que l’Eduens maintienne une sphère d’influence presque imperméable sur le nord de l’Amerzone et l’Ile du Nord.
  • L’Empire d’Alderande est le grand perdant de la Coalition. Les troubles intérieurs qu’il a connu durant le conflit et ses performances militaires plutôt limitées le pousse à l’isolationnisme bien qu’il tente de disputer le bout de la nappe au Jankan sur la scène internationale. À moins d’un sursaut quelconque, Alderande semble vouée à la récession de son influence diplomatique et économique.
  • Le Gollach, il a subit le conflit et y a participé de toutes ses forces mais n’en a rien retiré pour autant. Il a perdu de nombreux sujets durant les combats sur Estrios mais également dans la population, qui a fortement souffert des bombardements et de sa participation importante à la partisanerie. Sa cohésion nationale s’en est tout de même trouvée renforcée mais la possibilité du décès de la reine menace de la faire voler en éclat.
  • Pour Sirnie, peu de changements également, officiellement en guerre contre l’Axe, elle ne participe pourtant pas aux combats et perd seulement quelques navires de commerce. Sa situation reste inchangée, cherchant à se faire une place dans la politique internationale aux cotés des Grands.
  • En ce qui concerne le Casimirstan. Fortement isolé après la chute de la R.A.Eduens, le pays disparaît littéralement de la scène internationale durant plusieurs années. Les Nationaux Républicains perdent du pouvoir et la place de choix qu’ils étaient parvenu à se tailler dans la diplomatie internationale leur échappe des mains. Ils refusent les avances de l’Empire Eduens et s’opposent à lui. Le pays perd quelques navires durant le conflit auquel il ne participe pas officiellement. La disparition de la présence de l’Axe dans sa sphère d’influence redonne de l’air au Casimiristan qui entame depuis, une lente remontée.

Pays instables et autres

  • Le Wolfanglia : Étrangement, le pays sera relativement épargné par la guerre (en comparaison du Gollach par exemple). En effet, les Sthanors se replieront rapidement afin de défendre leur sol contre les Coalisés. Les NN brûleront tout de même plusieurs hectares de forets vierges et des villages de natifs par la même occasion. Le pays a toujours été particulièrement isolationniste mais depuis la fin du conflit, cela semble s’être encore accentué. On peut le regretter lorsque l’on connaît la sagesse des dirigeants du pays.
  • La République des Travailleurs est en récession depuis quelques années avant la guerre. Elle reste pourtant le principal contre-pouvoir à l’influence Eduens dans la Région Nord-Ouest. La tension entre les deux pays atteint des sommets avec l’affaire des blocus maritimes, mais la guerre permettra aux deux ennemis d’aller affronter d’autres adversaires afin d’éviter la boucherie d’un affrontement direct. Pourtant, Eduens va quand même battre son concurrent à la suprémacie par une manière détournée.

Comme dit plus haut, Eduens finance, depuis le début des crises Germano-Virrussienes, des partisans et autres mouvements anti-communiste et anti-démocratique dans l’ile du Nord. On est en droit de penser que leurs actions ne sont pas totalement étrangère à la prise de pouvoir du Général Goudhenko. La nouvelle nation devient le nouveau poulain de l’Empire Eduens qui l’allaite généreusement en vue d’en faire un chien de garde de premier ordre.

  • L'Empire d'Epyonia : Un bien étrange pays que celui-ci. Incompris de l’ensemble du Monde, Epyonia ne semble pas désiré s’intégrer à ce dernier. Ces grosses tensions avec l’Union Restaurationiste les poussent dans les bras de la Coalition et on se prend alors à croire qu’ils vont rentrés dans le rang. Ils participent activement aux combats au sud des Stahns et y commettent quelques atrocités, ce qui leur vaut l’exécution de nombreux ressortissants habitant en Eduens. Suite à cet événement, ils se replient du front en échange du retour des autres ressortissants.

Vu comme des barbares arriérés et sanguinaires par la plupart des pays, ils semblent pourtant s’humaniser après la guerre en rejoignant la nouvelle Union du Nord. Pourtant, bien vite, ils recommencent leurs provocations à l’encontre des Sthans qu’ils semblent vouloirs comme ennemis héréditaires. Par leurs actions, ils menacent grandement la stabilité du Nord-Est et l’existence même de l’Union du Nord.

  • États Virrussiens : Abandonnés par leurs alliés Travaillistes durant l’invasion Germano-Eduens, ils sont occupés plusieurs années avant qu’Eduens n’évacue le territoire en laissant la place aux Germains. Découragés et psychologiquement abattus, ils négocient avec une Germanie qui n’a en réalité pas le mérite de les avoir vaincus et cela les agace au plus haut point. Fortement isolationnistes depuis leur défaite, ils semblent de retour sur la scène internationale. Mais cela est-il définitif ou anecdotique ?
  • Cloudth : Comme la plupart des pays émergent de cette région, Cloudth est assez méconnu. Ce pays semble se dédier à un rôle de médiateur international, mais son influence est encore bien trop limitée pour ses ambitions. La guerre ne changera pas grand chose pour Cloudth si ce n’est des décès parmis les familles de militaires.
  • Thiamat : Pays grandement méconnu de la communauté internationale, la nouvelle République démocratique de Thiamat a également traversé une longue période isolationniste. Neutre durant la Guerre de Wülfenir, il sort de son isolement depuis la fin du conflit et semble désireux de s’investir dans l’Union du Nord qu’ils sont désespérés de voir patauger.

Conclusion

Pour conclure, on constate que les vainqueurs officiels de la Guerre de Wülfenir en sont en réalité les perdants. Perte d’influence, de motivation, vieillissement de la classe dirigeante… Les éléphants que sont le Janakan et l’Alderande sont suivis de près par les nouveaux États démocratiques qui risquennt de les supplenter dans les années à venir si un événement quelconque leurs en donne l’occasion.
L’Axe quant à lui est dans une position totalement différente d’avant la guerre, mais on ne peut pas la qualifier de plus mauvaise pour autant. Certes, l’Iron Mind s’est retiré de la scène internationale, mais l’arrivée de la Beltavie et la défaite Virrussiene lui assurent l’hégémonie sur ses terres de l’Ouest.

En définitive, on peut dire que la guerre de Wülfenir a été un coup d’épée dans l’eau si l’on voulait y détruire l’Axe. En revanche, les remous qu’a provoqué ce coup n’ont pas fini de chambouler le monde que nous connaissions.

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