Vous avez dit bloc ? Essai sur les Relations Internationales

Présentation de l'auteur

Cornelius Albert est un homme politique janakaan. Il a notamment été durant 13 ans Secrétaire d'État aux affaires Étrangères, mais également Premier ministre.

Ce livre a été écrit en 2008 et publié aux Editions Hameaux à Poséion.

EXTRAITS

Dans notre région, les différents Etats peuvent être classés dans différents groupes plus ou moins homogènes et plus ou moins cohérents, il arrive également que certains états soient membres de plusieurs groupes en même temps.

Les Etats paranoïaques.

Il est certes difficile de classer des pays selon des critères issus de la psychiatrie, cependant j'ai lu récemment un très bon essai qui analysait diverses grandes entreprises selon cette méthode et il s'avérait que cette analyse pouvait être très efficace pour décrire le fonctionnement de ces entreprises. Bien entendu, il ne s'agit pas ici de stigmatiser tel ou tel état, mais de constater que certains d'entre eux (que ce soit un trait global observable dans la population ou de par l'action et l'Etat d'esprit de leurs dirigeants) se voient et organisent leur diplomatie autour de l'idée qu'ils sont une forteresse assiégée.

Les Etats angélistes ou la paranoïa érigée en seul moyen de cohésion sociale

L'Iron Mind et l'ELF sont des forteresses assiégées, pour s'en rendre compte il suffit de lire toutes les déclarations de leurs dirigeants depuis leur arrivée au pouvoir : pas un seul de leur discours ne manque de commencer par une allusion au fait que tel ou tel Etat cherche à les détruire ou que tel ou tel complot est organisé pour la chute de leur pouvoir.
Dans des sociétés aussi agglomérées par l'économie, la recherche permanente de nouvelles ressources et de nouveaux marchés entraîne forcément une attitude considérée comme relativement agressive par les démocraties sociales et qui par effet boomerang donne l'impression aux mindiens de n'être compris par personne. On a pu le remarquer avec les diverses crises du Milivoje ; le but de l'action mindienne était l'annexion de tout ou partie du pays dans le but d'acquérir un marché fermé et des ressources intéressantes (notamment en matière d'uranium), mais la communauté internationale a réagi en s'y opposant, renforçant le sentiment d'incompréhension et renforçant surtout pour les mindiens l'impression de se retrouver menacés. De la même façon, à chaque fois qu'un Etat prend des décisions protectionnistes ou entreprend des actions de coopération économique, l'Etat angéliste se sent menacé. Et ce d'autant plus facilement que cela lui permet de renforcer la coercition et la propagande interne maintenant l'assujettissement des mindiens par le pouvoir angéliste. Pour le moment, ce sentiment de menace et sa traduction politique sont la seule chose qui permet de réussir cette union antinomique entre un ultralibéralisme poussant a priori à un individualisme forcené et l'adhésion à une dictature férocement uniformisatrice.
Pourtant cette situation risque de ne pas suffire et de grandes fissures risque prochainement d'apparaître en Iron Mind. L'échec en Milivoje et son corollaire qu'a été le départ fracassant de l'ONU (au demeurant la pire faute politique d'Ogilvy) ne donnent plus de marge de manoeuvre au président Ogilvy et plongent l'Iron Mind de l'isolationnisme proclamé (donc choisi, assumé et bien entendu contourné) à l'isolement réel, situation d’autant plus difficile que l’Iron Mind n’a plus militairement les moyens de sa politique agressive. C’est sans doute ce qui l’accroche autant à son seul allié réel, l’Etat Libre de Flakgrad.

Au contraire de l’Iron Mind, l’ELF a un pouvoir qui a de très bonnes raisons de se sentir menacé. Outre que certains Etats ne l’ont pas encore reconnu, la politique de quarantaine à laquelle poussent aussi bien l’Empire que le Casimirstan mettent réellement cette nation en danger. Or, cette politique (qui bizarrement reçoit le soutient d’un angiste convaincu, Hector d’Enghien) est la seule qui permet de réaliser l’union des flakgradis derrière leur gouvernement. Les Steganapossiev se retrouvent donc dans la situation parfaitement inconfortable où le seul appui réel à leur pouvoir vient de l’opposition même à ce pouvoir. On peut donc considérer qu’une action différente de la communauté internationale (comme celle qu’a pu mené l’Empire avec le soutient aux radios libres travaillistes) pourrait sonner le glas du pouvoir angéliste en Flakgrad. C’est pour cette raison qu’il faut s’attendre à une fuite en avant de l’agressivité de la diplomatie flakgradi. Il ne serait pas étonnant de retrouver dans les mois à venir une cohésion entre les Steganapossiev et certaine branche dure des angélistes mindiens, entreprenant une vague d’attentat en Iron Mind aussi bien qu’en Flakgrad, que la Garde Grise ne manquera pas d’imputer aux Alderans, Sthanores, Elghinnois et autres Travaillistes.

L’Elghinn seul contre le reste du monde.

Parmi les Etat paranoïaques, il en existe un autre dont la paranoïa est une donnée idéologique de sa diplomatie, l’Elghinn. Celle-ci ne tient pas tant à la personnalité de ses dirigeants, qu’au fait que l’idéologie communiste repose sur la désignation de franges de la population comme menaçant l’existence et la liberté des communistes. Il n’est donc pas surprenant que l’Elghinn considère tous les Etats dont le gouvernement se trouve plus à droite que le sien comme une menace pour sa liberté. Heureusement pour lui, le communisme elghinnois est ancien et il prospère dans l’Etat le plus peuplé et le plus riche de la région. Cette position paranoïaque est donc plus une antienne des discours de ses dirigeants qu’un réel état de fait. Cependant, cette permanence ne manque pas de rendre les discussions avec l’Elghinn aussi complexes qu’exaspérantes. Les Elghinnois commencent toujours par penser que vous cherchez à les détruire. Grosso modo, dans une discussion avec l’Elghinn, vous savez qu’ils commencent par dire non et qu’ils réfléchissent ensuite. Mais il peut quand même en ressortir des choses intéressantes et viables.
L’effondrement des Etats communistes de la région (Chilia, Milivoje, …) a relativement isolé l’Elghinn du reste du monde. Cet isolement s’est d’ailleurs traduit par une remontée des discours paranoïaques elghinnois, alors qu’en parallèle une inquiétude réelle est née dans la population elghinnoise comme l’ont montré les dernières élections ayant vues une forte progression des marxistes-léninistes de Marc Klimt. Lequel parti fonde son discours sur la menace pressante que les capitalistes feraient peser sur l’Elghinn.
Cet isolement s’est traduit par un rapprochement avec l’Etat travailliste, qui ne peut à mon avis durer que sur une entente parfaitement hypocrite.

La République des Travailleurs ou la lumière hystérique

La paranoïa des travaillistes vient principalement de la relative faiblesse de son dictateur et prétendument éclairé guide Peter Traowsky. Depuis son arrivée au pouvoir, Traowsky n’a jamais eu d’autre but que de conserver le pouvoir et il faut lui reconnaître une certaine efficacité en cette matière, ni les attentats, ni les manifestations, ni les complots n’ont réussi à le déboulonner. Ils n’ont fait que rendre la vie plus dure aux travaillistes. Traowsky est, d’une certaine façon (personnellement je la trouve à la fois déplorable et comique) le plus grand dirigeant de la région, le seul qui soit à l’épreuve de tout, qui ose tout et qui se sauve de tout. Il a toujours tout renié, tout modifié, fait des embardées politiques dignes des meilleurs pilotes de rallyes et il est toujours en place.

Alors, bien entendu, il ne faut pas s’étonner qu’il se sente constamment menacé et que sa diplomatie s’en ressente. Cependant, Traowsky est prêt à des compromissions que la plupart des autres états paranoïaques refuseraient. Et c’est d’ailleurs ce qui rend les relations avec les travaillistes si difficiles. En effet, ce qu’il promet un jour, il le renie le lendemain (voir ses changements permanents dans ligne dans la crise milivienne) ; s’il s’inscrit sur une ligne de discussion aujourd’hui, il dira le contraire dès qu’un pays qui lui semble plus intéressant lui fait des offres. La nature même de ce dirigeant rend donc la politique internationale difficile pour son Etat qui n’est visiblement plus beaucoup pris au sérieux par beaucoup de nations, sauf celles qui savent ne plus être trop regardantes quand elles ont un besoin vital d’alliance.

Les Etats opportunistes

Ce qui caractérise les Etats de ce groupe, c'est la façon dont ils ont profité (à noter que je ne donne aucune connotation péjorative à ce terme, bien au contraire) de situations de flottement international pour mener une politique d'expansion territoriale ou de protectorat destinée à ramener une situation qu'ils jugeaient menaçante pour eux vers un équilibre viable. Plusieurs autres états que les trois qui vont être mentionnés ici ont également fait preuve d'opportunisme, mais ceci n'a été qu'une donnée ponctuelle de leur politique, qui a été soit contrecarrée soit mise en échec (comme par exemple, les tentatives d'annexion du Milivoje par l'Iron Mind).

Le royaume fédéral de Jepay

Depuis longtemps, le royaume fédéral de Jepay se sentait à l'étroit dans ses frontières, notamment à cause du fait que cet Etat démocratique se trouvait enclavé entre trois états plus ou moins dictatoriaux qui pouvaient être jugés très menaçant soit par leur politique étrangère Iron Mind), soit par leur puissance (Iron Mind), soit par leur instabilité (Milivoje) soit par leur idéologie anarcho-nihiliste (Chilia).

L'effondrement du Milivoje et du Chilia ont permis au Jepay, de pouvoir reprendre la main sur le sous-continent et de pouvoir rechercher à trouver un équilibre territorial et militaire qui le protégerait des appétits et fluctuations de ses voisins. Le Jepay a donc commencé par entreprendre une politique budgétaire de fort soutient à son armée tout en prenant part à l'intervention concertée en Milivoje. Cependant, devant l'enlisement de la situation et les risques de conflits évidents avec l'Iron Mind, l'Elghinn et l'Empire, le Jepay a renoncé au Milivoje pour s'attaquer au Chilia. La situation étant mieux préparée (accords avec l'Iron Mind et l'Elghinn, soutient du Grand-Duché de Janakan, …) l'invasion a été plus facile (du moins dans les zones qui me semble avoir été les objctifs réels des jepaysans) et n'a pas soulevé une vague importante de mécontentements dans la communauté internationale (la plupart des nations s'étant contenté d'une protestation et d'un laisser faire).

Certes, cette situation a créé des difficultés au Jepay, notamment un certain refroidissement de ses relations diplomatiques et une légère baisse de ses objectifs. Mais il est maintenant évident que le Jepay prendra durablement pied en Chilia, puuisqu'aucune solution de la crise chiliane ne peut se passer du Jepay. En fait, la seule difficulté majeure qui attend le Jepay est le problème de l'incorporation des territoires chilians au royaume, ce qui risque de déséquilibrer le pays, principalement sur le plan économique, pendant un moment mais il n'y aura pas de difficultés diplomatiques majeures à cette annexion et ce d'autant plus que les rapports de l'ONU sont plutôt favorables à cette situation.

Cette politique lui a même permis un rapprochement avec des Etats avec lesquels le Jepay n'avaient pas ou peu de relations comme le Grand-Duché ou des Etats avec lesquels il entretenait des rapports difficiles (Iron Mind, Elghinn).

Le Grand-Duché de Janakan

Mon cher Grand-Duché fut très longtemps un état isolationniste et isolé, qui n'avait aucune envie de se tourner vers le monde et que le monde se tourne vers lui. Cette situation a heureusement cessé avec l'arrivée au pouvoir de S.A.S Sébastien III, qui a lui parfaitement compris que le Grand-Duché ne pouvait pas vivre à l'écart de ses voisins.
Après une si longue période d'absence de la scène internationale, la difficulté était de devenir un état pouvant être pris au sérieux par ses interlocuteurs. En ce sens le premier rapprochement esquissé avec l'Empire a donné à notre diplomatie une certaine légitimité dont elles ne pouvaient pas jouir précédemment, légitimité perdue aussitôt par le désastre de la conférence de Fréhel.
Le retour se devait donc d'être plus progressif et il passait par l'ONU. Le Grand-Duché cherche à priori à maintenir son indépendance (qui n'est d'ailleurs plus beaucoup menacée) et à promouvoir un équilibre des puissances, qui selon nous est le seul capable de préserver la paix dans la région.

Une occasion de cette politique a été trouvée lors de la crise milivienne. Les services secrets ont été informés que des groupes terroristes cherchaient à profiter de la dislocation du régime milivien pour faire main basse sur des mines d'uranium. Le Grand-Duché a donc cherché un moyen pour hâter une intervention pour protéger ses mines en Milivoje, mais cette proposition n'a reçu aucun écho et a même provoqué la colère des elghinnois. Cependant, grâce à la coopération des mindiens et des jepaysans, le Grand-Duché a peu grâce à une opération éclair prendre possession de ces mines et empêcher les terroristes d'exploiter de l'uranium. Lorsque le Jepay a quitté le Milivoje, le Grand-Duché a pu remplacer les forces jepaysanne dans leur zone de stabilisation et mettre en acte une politique de stabilisation de cette région, en y trouvant un bénéfice économique inattendu. En effet, alors que l'économie du Grand-Duché était victime des délocalisations, celles-ci ont pu être redirigées vers la région contrôlée en Milivoje au bénéfice des deux parties, l'une profitant d'un arrivée d'investissements permettant le redémarage de son économie, l'autre profitant d'une stabilisation des délocalisations. La communuté internationale s'est très peu intéressé au travail janakaan en Milivoje, il apparaît pourtant que ce travail est une réussite, comme l'a permis de constaté l'élection de modérés lors des élections municipales organisées par le Grand-Duché en Milivoje.

Bien entendu, le Grand-Duché espère pouvoir créer un protectorat en Milivoje ou au minimum un partenariat très priviligié entre le Grand-Duché et cette zone du Milivoje, du moins si les miliviens donnent leur accord. Cela permettrait d'installer un point de stabilité qui insitérait les autres parties du Milivoje à rechercher leur propre voie d'apaisement.

L'Elghinn en Chilia

Pour trouver des remèdes à son isolement diplomatique et à ses problèmes de surpopulation, l'Elghinn a tenté à chaque fois qu'une situation favorable se présentait de prendre pieds dans les anciens territoires communistes de la région. Si cette tentative a été mise en échec par une conjonction alderano-janakano-gollacho-mindienne en Milivoje, le Jepay lui a donné une occasion parfaite en Chilia. L'Elghinn a alors commencé à déployer une activité souterraine de colonisation pour permettre une union entre certains lambeaux du Chilia et l'Elghinn. Cette politique a été enterriné recemment par l'annexion pure et simple de certaines parties du Chilia. Il ne fait pour moi aucun doute que l'Elghinn continuera cette politique et prendra occasion du mondre affaiblissement de l'attention de la communauté internationale pour recommencer.
Reste à savoir si ce plan comprend également la république des Travailleurs, et sur ce point tout dépendra plus de Traowsky que des elghinnois eux-mêmes

Interventionnistes, médiateurs et isolationnistes.

En matière d'action internationales, il existe trois autres positionnements qui sont relativement semblables. Certains états pensent de leur devoir d'agir diplomatiquement pour régler des difficultés, les interventionnistes, d'autres pensent qu'il faut qu'il y ait une possibilité de dernier recourt entre des Etats qui s'affrontent et d'autres pensent que le monde fonctionnent très bien sans eux, les isolationnistes.

Le besoin d'agir : les interventionnistes

L'action diplomatique se décompose en plusieurs phases, au départ il y a un fait engendré ou non par un état (le moteur), ensuite il y a ou non une réaction internationale qui passe par un organisme international (l'ONU) ou par la réaction enclenchée par un Etat et ensuite vient la résolution du problème. Les états interventionnistes sont les Etats qui mettent en action la réaction internationale, ce sont en quelques sortes des "réactifs". Ces états sont généralement des Etats cohérents et stables qui se sentent investis de la mission de rétablir les équilibres internationaux et les Etats effondrées. On peut également noter que les interventionnistes sont les principaux promotteurs et acteurs del'ONU, qui est censé donner la légitimité de leur volonté d'intervention.

Au premier rang des interventionnistes se trouve l'Empire Alderaan. Je passerai sur les données précises de cet Etat au fonctionnement particulièrement intéressant, mais dont une demi-douzaine d'ouvrage n'arriverait même pas à commencer la description. Au niveau international, l'Empire se veut l'Etat sans lequel aucune solution n'est possible et il cherche à maintenir et à favoriser la paix et la démocratie. Comme grande puissance, l'Empire prend donc généralement très vite position dès qu'une situation de crise apparaît quelque part et il prend en charge l'organisation et l'encadrement de la réaction internationale (comme l'organisation de sommet, d'armées d'interpositions, …). La difficulté pour les alderans étant principalement de ne pas se perdre dans les discours et de ne pas être mis devant le fait accompli par l'action des états paranoïaques et opportunistes. Or, récemment, aussi bien en Milivoje qu'en Chilia ou en Sthans, l'Empire s'est retrouvé pris de court aussi bien par ses alliés que ses adversaires et n'a pu que se retrouver en bout de chaînes, par quelques actions de prestiges (notamment le blocus du Milivoje) à l'efficacité réduite. De plus, l'Empire se retrouve actuellement proche d'être débordé dans son rôle par un nouvel etat interventioniste.

Récemment, le Casimirstan, malgré son relatif isolement géographique a entrepris d'entrer dans la même voie en essayant de coordonner une intervention de blocus en Flakgrad et en mettant sur pieds divers organismes internationaux. Au vue de son implication dans l'ONU, nous pensons que cette donnée va perdurer durablement dans la politique diplomatique casmire.

L'Elghinn est évidemment un etat interventionniste qui veut faire entendre fortement sa voix dès qu'un problème international apparaît, la difficulté que l'Elghinn connapit dans ce rôle vient de la forte méfiance du reste de la communauté internationale et de son isolement diplomatique, ce qui l'amène à devenir plus souvent opportuniste qu'interventionniste.

Dans un degré moindre, le Burklembourg et le Wolfangilia peuvent être considérés comme des états interventionnistes suivistes, dans le sens où depuis quelque temps, ils participent à toutes les actions initiées par les grands états interventionnistes, un peu comme le Luga et le Gollach Cornu l'ont fait précédemment. Reste à savoir si leurs problèmes internes ou si leurs populations leur permettront de s'affirmer durablement dans ce rôle.

Le besoin de recours : l'Eversex

L'Eversex est une nation à la diplomatie très originale. Sur le plan ruritano-poldave, l'Eversex est un état interventioniste (voire opportuniste et impérialiste) comme la crise du Bouletas l'a démontré. Au plan de notre région, l'Eversex a choisi de se placer comme un médiateur et une bonne conscience. La diplomatie eversexonne cherche perpétuellement le moyen de revenir à un statu-quo paisible et à favoriser le dialogue pour entretenir la coexistence pacifique de tous les Etats. Dans ce rôle, l'Eversex joue d'un atout important, il n'est impliqué directement et historiquement dans aucun des confilts régionnaux et ses territoires ne peuvent pas être menacés par les Etats de la région.

Cependant, la diplomatie eversexonne a aussi deux très gros défauts. Tout d'abord, elle n'a pas les moyens de sa politique et ne peut pas seule avoir une action concrète, elle est obligée de passer par d'autres Etats pour pouvoir des actions plus directes sur la situation. Ensuite, la diplomatie eversexonne souffre d'une analyse a priori très conservatrice des Etats, semblant peu enclines à reconnaître que certains états peuvent disparaître, ce qui peut l'entraîner à mener parfois à vouloir enclancher des discussions dans le vide comme au sujet du Milivoje par exemple.
Ce rôle de médiateur lui est de plus en plus reconnu par la communauté internationale et son adhésion possible à l'ONU lui permettrait certainement de renforcer son action médiatrice. D'ailleurs, je pense que l'arrivée d'un secrétaire général eversexon à la direction de l'ONU pourrait donner une embellie et un nouveau dynamisme à cette organisation.

Sans moi, c'est mieux …

Il s'agit de l'ensemble des Etats ont soit renoncés (temporairement ?) à entretenir une activité diplomatique réelle dans la région comme le Gollach Cornu, Sirnie ou l'Amnesia, soit dont l'activité diplomatique est balbutiante, Wolfangilia

L'Eversex du moins dans sa politique ruritano-poldave peut être considéré comme isolationniste, dans le sens où il pense que les autres nations de la région n'ont pas à se mêler des affaires de la Ruritanie Poldavie

Le Tetris diplomatique : y a-t-il des blocs régionnaux ?

Beaucoup d'analyses régionales cherchent à découper notre région en un ensemble de blocs et d'axes de nations. A défaut d'être fausses (certaines sont même très pertinentes, on peut seulement regretter qu'elles aient accordé une si faible importance à la communauté d'intérêt entre le Grand-Duché et le Jepay), ces analyses me semblent particulièrement incomplètes, parce que les frontières me semblent bien plus flous que cela et que si l'on raisonne en terme de blocs, on aura tendance à considérer qu'il existe deux blocs de deux états chacuns (lghinn/Travailleurs et Iron Mind/ELF) et un bloc qui en comporte une dizaine (tournant autour de l'Empire Alderan), lesquels ont d'ailleurs moins d'intérêts communs qu'il n'y paraît.

Des blocs idéologiques ?

Il est incontestable qu'il existe une communauté idéologique forte entre d'une part l'Iron Mind et le Flackgard et d'autre part entre l'Elghinn et la République des Travailleurs. Cependant ce qui me semble le plus marquant dans ces deux axes, c'est qu'ils caractérisent l'association entre une grand puissance diplomatiquement isolée et un jeune état lointain et fortement menacé.

La communauté d'intérêt qui fondent ses deux axes est donc relativement faible. Elle se retrouve plus comme l'association désespérée d'Etats puissants en faiblesse diplomatique et de petits pouvoirs dictatoriaux ayant besoin d'un soutient au maintient de leur position. Ces deux axes sont donc relativement faibles.

Dans le premier cas, l'ELF est une création mindienne, l'Iron Mind a voulu se venger de l'action alderane en Milivoje en favorisant la déstabilisation du nouvel allié sthanore des alderans. Passer leur lune de mile, l'ELF ne peut pas apporter grand chose aux mindiens (ils n'ont pas vraiment de ressources stratégiques et ils sont militairement relativement faibles) et l'Iron Mind connaissant des difficultés peut apporter de moins en moins à un ELF où l'angélisme aura du mal à garder le pouvoir si jamais des hostilités se déclanchaient.

Le deuxième bloc ou axe est un peu plus fort du moment que la si stricte morale elghinnoise s'accomode de croire à la propgande travailliste. Mais là encore, ce sont les intérêts propres du dictateur Traowsky qui mène la danse, s'il perd le pouvoir cet axe meurt et s'il le garde, il ne peut que finir par crainde la satellisation de son pouvoir par les Elghinnois, or il est assez fin pour rompre l'axe bien avant la réelle main-mise des Elghinnois sur la République.

Ces quatre Etat forment par contre un ensemble d'Etats en dehors du concensus international, dont ils sont relativement isolés

Les états intégrés ou neutralistes

En oppositon à l'ensemble des "blocs idéologiques" se trouve un ensemble de pays, qui sont peu ou prou intégrés à une sorte de concensus international favorisant l'économie de marché et la démocratie, que j'appellerai "neutraliste", dans la mesure où depuis quelques années, il tent à ignorer et isoler les blocs idéologiques.

A leur tête (même si ce terme est sans doute trop fort) se trouve l'Empire Aldéran, suivis par la plupart des états moyens impliqués dans la communauté internationale, comme le Janakan, les Sthans, le Casimirstan ou encore le Luga. Dans une certaine mesure, le Jepay, le Burklembourg et le Gollach Cornu peuvent apporter leur force aux neutralistes, mais pour plusieures raisons, ils n'en font pas complétement partie.

Il n'ont pas de cohérence directe, mais une multitude de liens deux à deux permettent de donner une certaine unité à ce bloc. Ils s'impliquent principalement dans une recherche d'un équilibre international pacifique et tentent d'empêcher les actions excessives des blocs idéologiques en essayant de les tenir à l'écart des gros problèmes internationaux sauf lorsqu'ils peuvent participer à une solution raisonnable et démocratique.

Les états effondrés et menacés

Récemment deux Etats ont disparus, ils se sont effondrés sur eux-mêmes ce qui a fortement destabilisé l'Amerzone. S'il y a peu de chance de revoir un jour un Milivoje et un Chilia et que leur effondrement a provoqué la crise internationale actuelle, d'autres Etats sont également menacés. Deux types de menaces principales frappent les pays menacés de la région

La République des Travailleurs et l'ELF sont menacés d'implosion. Leurs régimes dictatoriaux connaissent une opposition forte et leur situation économique connaît des crises successives. Il est donc fortement possible que leurs gouvernements soient renversés dans les prochaines années de l'intérieur.
Dans une moindre mesure, le Jepay avec l'annexion du Chilia risque également la paralysie et une certaine forme de destabilisation interne, surtout si cette unification entraîne de fortes difficultés économiques.
De son côté, le Burklembourg a déjà connu au cours de son histoire récente plusieurs changements brusques de régime. Même si le dernier en date semble bien plus stable, on peut toujours craindre que la population burklembourgeoise ne se cherche un nouveau nom prochainement, d'autant plus si la rrépublique des Travailleurs se trouvait en difficulté.
La Confédération des Sthans n'est pas non plus à l'abri d'une énième division.

Les menaces de conflits extérieurs pèsent aussi sur le Jepay, qui pourraient avoir des difficultés fortes avec les anarchistes chilians, l'ELF et les Sthans.

Classification finale des Etats et de leurs positionnements

Alderande : Etat neutraliste, interventionniste
Amnésia : Etat isolationniste
Burklembourg : Etat interventionniste suiviste menacé, relativement isolé
Casimirstan : Etat neutraliste, interventionniste
Chilia : Etat effondré
Elghinn : Etat paranoïaque, opportuniste et interventionniste, relativement isolé
Eversex : Etat médiateur isolationniste
Flackgrad : Etat paranoïaque menacé
Gollach Cornu : Etat isolationniste
Iron Mind : Etat paranoïaque, relativement isolé
Janakan : Etat opportuniste, neutraliste
Jepay : Etat opportuniste, neutraliste ? menacé ?
Luga : Etat neutraliste
Milivoje : Etat effondré
Sthans : Etat neutraliste menacé
Travailleurs : Etat paranoïaque menacé et relativement isolé
Wolfanglia : Etat isolationniste, interventionniste suiviste ?

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