Histoire d'Alderande

Histoire ancienne

Antiquité

-1500 à -500

Les premières vagues d’immigration sur l’île elghino-alderaane débutèrent dès le second millénaire avant 0. Ces peuples traversèrent les océans et les mers en provenance du Continent Majeur et d’Amerzone. Peu à peu, les populations s’installèrent sur la plupart des plaines de l’île pour former quelques communtautés. Des villes fortifiées émergèrent notamment Alàsdabarhànas (actuelle Aldebaran) au sud et Pheorodovna (actuelle Prodovandrog) plus au nord et des rivalités apparurent entre peuples. Certains étaient nomades (Yamiens, Theruviens, Leuthiens) mais la grande majorité furent sédentaires dès le premier millénaire (Valaques, Corstrisians, peuples du Tibérium et du Légotha).

Une interdépendance économique favorisait tout un réseau d'échanges (métaux au nord, céréales au centre et textiles au sud) mais des guerres violentes ravageaient souvent ces populations belliqueuses. L'essor du commerce permit de créer de nombreux liens culturels et commerciaux avec les populations elghinoises et vardunoises des plaines de l'est. Les peuples de l’ouest de l’île produisait céréales et bois et achetait du fer et des armes à leurs voisins.

-500 à 450

Dès -500 on observe un ralentissement des conflits et les cités des plaines connaissaient un essor culturel important (architecture, ingénierie, poterie, arts et littérature). Les techniques se perfectionnaient et les sociétés se rigidifièrent : les esclaves devinrent monnaie courante. Ces cités-états supplantèrent peu à peu les différences entre peuples et malgré l’existence avérée de plusieurs alphabets, une même langue commune s’imposa rapidement. C’est la civilisation pré-alderaane : l’Alderadia.

Dès -125, la cité de Péleudias soumit de nombreuses autres cités sous son joug et son royaume perdura jusqu'en 433. Le royaume de Péleudias fut la force majeure de la région jusqu'à sa chute rapide et la force de cette unité ralentit pour un temps le rythme des invasions alderaanes.

En effet, dès 340 l’île connaît de nombreuses invasions. Les alderaans surtout venus du Continent Majeur envahissaient l’île de façon régulière et par vagues successives. D’abord pacifiques, ces peuples s’imposèrent peu à peu par la force sur les cités antiques affaiblis par une faible croissance démographique. La chute de Prodovandrog en 450 marqua définitivement la fin de cette ère.

Le Moyen-âge

450 à 1325

La chute des cités antiques permit aux Alderaans de s’imposer définitivement sur le reste des peuples de l’ouest de l’île et la défaite de Soeresle marqua l’arrêt de l’invasion alderaane vers l’est. Le peuple alderaan, soucieux de garder une certaine unité favorisa la création d’un royaume alderaan et la Maison d’Ulm parvint à asseoir son autorité sur les saestrepe (seigneurs) alderaans. La Maison d’Ulm hérita du titre impérial mais le royaume ne gardait sa cohérence que grâce au prestige de ses empereurs et à la chute des Ulm, le peuple alderaan se scinda de nouveau en 851. Seul le Saint-Empire Alderaan parvint à instaurer une certaine – et très relative – union du peuple alderaan.

1104 devint une date tournante. Le peuple alderaan acceptait dans ses limites du Saint-Empire les autres peuples déjà installés sur l’île avant leur arrivée : ainsi l’Epirat, la Valachie et le Teluskanais obtinrent une certaine reconnaissance et leur souverain devenait électeur du Saint-Empire.

Dès le premier millénaire, Alderande tentait de se tourner vers la mer difficilement car les principaux ports restaient aux mains de peuples non-alderaans. En 1208, la flotte de Mérivald incendia la ville de Vestigeo (Vertigo actuelle) et quelques dizaines d’années plus tard, Teluskan se plia aux exigences alderaanes. Les premières routes commerciales à grandes distances furent crées vers l’Amerzone et les îles gollachoises qui devinrent rapidement des partenaires commerciaux privilégiés.

Le Royaume d'Alderande

1325 à 1674

La fin de la Guerre des Deux Empereurs (cf. le Saint-Empire Alderaan) se termina en 1324 par la Diète de Hos qui décida d’élire le saestrepe d’Aldébaran, Pavel Alderil, à la tête du Saint-Empire. Celui-ci avait déjà pacifié l’Alderânsed (‘le sud du territoire des Alderaans’) en secourant Vertigo et en garantissant une paix durable avec Teluskan. La Maison Alderil hérita du titre impérial sur plusieurs générations mais il fallut attendre l’Acte de Suprématie de 1486 pour que la dynastie Alderil instaure définitivement la monarchie et le royaume d’Alderande.

Au XVème siècle se formait déjà les prémices d’un état moderne : les écrits se multipliaient (suite à l’invention de l’imprimerie par les Akadémiens) et émergeaient aussi la science politique et la diplomatie. Les premières règles d'étiquette et d’héraldique furent aussi standardisées. En 1516, Gontran de Lautreal fut nommé Dogès (porte-parole) du roi et il assura le poste d’intermédiaire entre le souverain et le Parlement assurant ainsi les prémices d’un régime parlementaire. Pourtant, le royaume n’était pas totalement unifié et le pouvoir local (le seigneur, le prévôt des marchands etc.) restait fort et échappait parfois à la tutelle royale.

Le XVIème siècle marqua un tournant dans l’histoire d’Alderande comme un siècle d’hésitation entre modèle parlementaire et modèle absolutiste. La révolte du Parlement d’Aldébaran de 1618 à 1622 força le roi a abandonné ses prétentions absolutistes et la dynastie Alderil devait renoncer au titre impérial.

1674 à 1781

En 1674, la crise financière poussa le roi Llyossos Ier Alderil à convoquer l’Assemblée Royale qui ne lui apporta aucun soutient. Peu à peu le pouvoir royal s’effilochait face aux prétentions nobiliaires et aux révoltes bourgeoises et populaires. Le roi fut finalement destitué et mourut en fin d’année. Sa sœur, Adealia Linorha Alderil assura une Régence malhabile est impopulaire décrédibilisée par une instabilité ministérielle forte.

Adealia perdit totalement le contrôle du royaume en 1676 malgré l’appui d’une partie de la noblesse. Le royaume se désagrégeait totalement et le dauphin dut renoncer au titre royal. La chute du royaume bénéficia avant tout aux Maisons nobles d'Alderande (les familles Thoden, Valorum, Koeve, DeVès, Ballanthë, Mikiluen et Thersen pour les plus célèbres) qui reprirent de nombreux droits confisqués par la monarchie.

En 1715, la monarchie fut rétablie par le Duc de Montargès qui plaça la Maison Mikiluen sur le trône. Cette expérience absolutiste fut courte et en 1781, face aux révoltes populaires et aux invasions elghinoises, le royaume tombe une nouvelle fois.

Le XIXème siècle

1781 à 1834

A partir de 1810, les monarchies sont de plus en plus limitées et le dernier roi totalitaire tombera en 1892 (Marik Koeve Leborotav II de Dresda). Les assemblées sont partagées entre royalistes et républicains et dès 1834, les républicains se montrent pour la première fois majoritaire lors des élections en Royaume de Miskame.

1834 à 1880

En 1834, de nombreuses provinces alderaanes se montrent très hostiles contre les mouvements coloniaux mondiaux, aussi bien alderaans qu'étrangers. En 1836, l'Union Libre du Nord (ULN) associe toutes les provinces alderaanes du nord contre certaines provinces du sud qui possèdent de nombreuses colonies sur le continent et en Amerzone. Le conflit diplomatique s'intensifie jusqu'à la déclaration de guerre de 1841. Le conflit devient international et la ULN entre en guerre contre Elghinn, elle aussi colonialiste. Le conflit se terminera en 1848 et les nations colonialistes adopteront peu à peu un programme de décolonisation dès les années 1880 en Alderande et 1900 dans le monde.

La dernière colonie alderaane sera la Bujara Méridionale à côté de Chilia qui deviendra autonome en 1917 gagnant son indépendance de la République Alderaane de Vertigo.

L'avant Confédération

1880 à 1976

Dès 1880 de nombreuses républiques sont instaurées dans les cités et les régions alderaanes, un essor économiques monstrueux permet l'enrichissement de nouvelles classes sociales qui deviennent de plus en plus puissante. Le capitalisme devient le régime économique en vigueur et c'est d'ailleurs à cette époque la Corporation Czerka vit sa croissance augmenter de façon spectaculaire.

Le capitalisme des années 1880-1890 montrera rapidement des lacunes sociales et des inégalités certaines. La Révolution Industrielle sera donc freinée dès 1885 afin de laisser place à un capitalisme modéré. Certaines provinces adopteront le système communisme mais ces expériences politiques se solderont par de cuisants échecs (La République Socialiste de La Llorona (1889-1893) et la Fédération Socialiste Manuquienne (1892-1918))

Malgré une division marquée, l'idée de créer une union est importante entre les différentes régions qui ne peuvent s'imposer au niveau internationale sans unions. L'alliance de la ULN persiste depuis 1830 mais le sud est véritablement décentralisé. Ainsi, supportés par de nombreux mouvements culturels et politiques de l'époque, Maarchal Venderic (représentant de l'ULN) et Laetizia Merlor (Présidente de la Société Sed) créent en 1895 la première union économique qui englobera une grande majorité d'Alderande, cette fédération sera appelée l'Union d'Aldera (UA). De nombreux accords communs suivront alors de 1906 à 1962.

L'UA participera à de nombreuses guerres. Adoptant un programme colonial très critiqué en 1938, les colonies seront peu à peu prises pour de véritables provinces qui seront annexées directement à l'Union, considérées comme des provinces comme les autres. Cependant, le nationalisme colonialisme défendra les valeurs culturelles des colonies annexées. Ainsi, la guerre d'indépendance de Muchaal (1940-1942) sera désastreuse pour l'Union qui adoptera ensuite un programme de décolonisation pacifique de 1944 à 1956).

La dernière guerre entre provinces alderaans date de cette époque. En 1938, la République indépendante de Lotçie revendiqua l'étroite bande de terre de Tashkar, point stratégique. La guerre déclarée favorisée par la crise économique de 1934, le dictateur Vlaad Mikchal fut destitué et la Valachie (République de Lotçie) fut annexée en 1943, dès la fin de la guerre.

Sous l'impulsion de nombreux politiciens, de grands sommets sont organisés dans toute la nation afin de créer un véritable pays (sommet d'Aldera-1971, Aldebaran-1974). C'est cependant durant le second sommet à Aldera qu'Alemoth Darashka arrive à un consensus avec les représentant des quelques 550 organisations politiques d'Alderande et les 200 autres non gouvernementales. Un Sénat, constitués de membres élus siégera à Aldera et traitera seulement des voeux communs laissant aux gouvernements locaux (monarchies constitutionnelles, républiques) un très large pouvoir régional. La Confédération d'Alderande est donc créée le 20 mai 1976 par le Traité de l’Union d’Aldera. Darashka est alors élu premier Chancelier Suprême de la Confédération d’Alderande.

Histoire contemporaine

La Chancellerie (1976-1992)

Le régime de la Chancellerie restait très largement décentralisé et malgré les efforts du Chancelier Suprême Othorion Zvar Koeve (1980-1983) de centraliser un peu plus Alderande, le Sénat se montra traditionnellement contre et de nombreux Chancelier Suprême restèrent dans la même optique qu'Alemoth Darashka. Ainsi on trouve 3 types de politiques selon les Chanceliers Suprêmes : les Centralistes (Koeve, Maxence) ; les Décentralistes (Darashka, Valorum, Lynn-Thoden) et les Modérés (Grant).

La Confédération d'Alderande connait sa première grande crise en 1992, la crise économique touche tout le pays, le Chancelier Suprême Aaron Lynn-Thoden tente de résoudre le problème en convoquant le Suprême Conseil de la Confédération d'Alderande, il est finalement censuré. Lyon Maxence lui succède sans effort de résolution des problèmes et les nationalismes triomphent dans plusieurs provinces sans que la Chancellerie intervienne. Finalement Maxence démissione et son Haut Commissaire Cyprius Dante assure l'intérim alors que des émeutes éclatent et que le Corstris Oriental indépendant envahit le Corstris Occidental, province alderaane. Le Sénat se dissout en lui laissant les pleins pouvoirs mais rapidement Dante doit former un Directoire pour diriger le pays.

Le Directoire provisoire (1992-1993)

Voulant réunir la Confédération selon le traité de 1976 et devant la réticence de nombreuses provinces face à l’autorité du Directoire, celui-ci charge le Général Ranth DeKleus d’organiser la répression alors que Ballanthë rejoint le siège d’Epire contre l’occupant deathwizardien. Le Général Baillard est finalement repoussé jusqu’à la frontière et le Directoire vote la continuation de la guerre tant que Baillard menace la Confédération. A l’intérieur du pays, le Tankin passe aux loyalistes avec Grégoire Soederberg qui met fin à l’insurrection dans la province est rejoint le Directoire. Très vite, la situation politique se complexifie et le Comité de la Sûreté Nationale devient de plus en plus hostile au Directoire (1993). Dante doit intervenir en faveur du Comité en faisant voter au Directoire une loi relative à l’interdiction du port d’arme par les citoyens. Cette décision calme le jeu mais le putsch militaire qui s’ensuit ruine les avancées du Directoire et la loi ne sera pas appliquée.

La Chambre Corporatiste (1993)

Alors que le Directoire est déstabilisé par la surpuissance de son Directeur et l’intransigeance du Comité, une armée de soldats commandés par le Consortium d’Erevant dissout le Directoire et instaure un nouveau régime. Max Anderpierth, président de la Corporation Czerka et chef de file du Consortium s’autoproclame Président de la Confédération et créer la Chambre Corporatiste pour satisfaire les besoins démocratiques du peuple. L’idéal capitaliste oligarchique est au pouvoir mais une semaine plus tard, les armées corporatistes sont battues à Aldera et le général victorieux, De Kleus, réinstaure le Directoire avec Cyprius Dante qui propose une nouvelle constitution.

Le Directoire (1993-1996)

Le Directoire est réinstauré et un parlement est élu au suffrage universel direct : La Chambre des Six-Cent. La Confédération est enfin réunie et de nombreux Directeurs se succèdent : Cyprius Dante, Joshua DeVen, Vickus Eanor Grant puis Cyprius Dante de nouveau.

La politique globale manquera de pertinence et un mouvement anti-directorien voit le jour lors de la démission de DeVen. Grant sera assassiné en 1995 par un activiste anti-directorien et Dante se montrera finalement en faveur d'un changement de constitution. La dissolution de la Chambre des Six-Cent marquera le début d'une période de trouble mais le plébiscite de 1996 affirme un soutient à sa politique. Un changement de régime est possible.

Le Consulat (1996-2000)

Cyprius Dante instaure le Consulat et est proclamé Premier Consul. Le régime centralise un peu plus le pays mais de nombreuses affaires secouent le Sénat Consulaire et le peuple se montre peu à peu de plus en plus antiparlementariste. Cyprius Dante dissout finalement le Sénat Consulaire en 1999 mais sa décision de refuser toute réellection des anciens Electeurs créé une émeute générale de nombreux politiques qui forment l'Assemblée Insurectionnelle à Lotçie en Valachie. Le Premier Consul rétablit son autorité et par un nouveau plébiscite, il instaure l'Empire.

Voir aussi…

- Alderande
- Le Saint-Empire Alderaan
- L'Histoire de l'Empire d'Alderande 2000-2022
- L'Histoire de la Confédération d'Alderande à partir de 2022

- Le Sénat d'Alderande
- La Chancellerie d'Alderande

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