Histoire de l'Empire d'Alderande

Avant l'Histoire de l'Empire d'Alderande voir l'Histoire d'Alderande.

Empereur Cyprius Dante

(2000-2013)

Cyprius Dante instaura finalement l’Empire grâce au soutient du plébiscite du 21 janvier 2000. Élevé à la dignité impériale, la Constitution de l'Empire lui donnait une marge de manoeuvre politique importante mais l’état de droit et la séparation des pouvoirs restaient effectifs. Le Sénat Consulaire prit alors le nom de Sénat Impérial et son pouvoir législatif fut limité par la création du Prétoire, nouvelle institution que se dotait l’Empire, héritage direct de la période du Directoire. L’Empire de Cyprius Dante se voulait être une synthèse des trois précédents régimes politiques qu’avaient connu le pays (Chancellerie, Directoire, Consulat).

La Constitution de l’Empire fut votée par le Sénat Consulaire le 30 janvier 2000 et l’Empire fut instauré, c’était définitivement la fin du Consulat et de la période de troubles qui avaient suivi la Révolution de juillet 1992.

Premier Chancelier Victor de Darens

(2000 – 2001) – 1 an et 7 mois

L’Empereur présenta le jeune Victor de Darens comme son Premier Chancelier. Celui-ci restait assez impopulaire mais il prévoyait tout de même d’importantes réformes pour établir plus durablement l’Empire. Sa réforme économique s’avèra une réussite et lui donna une plus solide assise politique. Il appliqua une politique protectionniste qui protégeait l’industrie alderaane de l’automobile en augmentant les taxes sur les importations et en facilitant les subventions directes aux entreprises.

L’Empereur s’accaparait la politique extérieure en nommant Mark Answersen Doge de l‘Empire. Dante ordonna l’invasion du Corstris Oriental pour faire pression sur Nathalie Petrowski qui n’appliquait pas le Traité d’Ontario signé en 1998 entre l’Empire et l’Elghinn à la fin de la guerre (2000).

Victor de Darens réussit malgré tout à s’imposer sur la scène internationale en remettant en question les termes du Traité de Non-Prolifération des Armes de Destruction Massive (TNPADM), une commission parlementaire spéciale fut mise sur pied mais l’entreprise resta en suspend et fut un échec.

Les tensions entre le Sénat et le Prétoire devinrent de plus en plus claires et de nombreux parlementaires critiquèrent cette « brèche constitutionnelle ». Les débats devinrent rapidement violents entre les défenseurs de l’Empire et la nouvelle opposition républicaine. Les modérés firent pression sur la Chancellerie et l’Empereur appela Maxime de Condorcet, Intendant de l’Empire, pour assurer l’intérim à la Chancellerie alors que le Premier Chancelier était en visite officielle dans l’archipel du Gollach. Le différend fut rapidement mis de côté sans qu’une issue institutionnelle ne fut établie clairement par le pouvoir impérial.

Condorcet préconisa une intervention directe de l’Empire dans la province milivienne du Tivo et Darens le soutint à son retour. Le président milivien Maxime Dilanozovich était clairement montré du doigt pour ses mensonges et ses actions irresponsables. Le gouvernement impérial le força à s’expliquer lors d’une conférence de presse et demanda officiellement sa démission alors que les armées alderaanes étaient déjà sur place pour mettre un terme à la menace indépendantiste.

Lorsque l’explosion d’Ostende mit au jour la vaste organisation anti-impériale du Trône de Fer, de très nombreuses personnalités furent mises en cause et Darens fut remercié par l’Empereur qui voulait instaurer une nouvelle administration avec Hector d’Enghien, Conseiller à la Chancellerie l’économie.

Premier Chancelier Hector d’Enghien

(2001 - 2004) - 2 ans et 3 mois

Hector d’Enghien devint Premier Chancelier à l’issue de la crise. Il se montra exigent quant à la constitution de son propre gouvernement, Alexis de Tocqueville devint alors Doge et Mark Answersen fut remercié et devint Consul. La Chancellerie afficha rapidement ses objectifs : renforcer l’économie, assurer une meilleure diplomatie impériale et instaurer un régime d’uniformité à travers l’Empire ce qu’il fait rapidement avec l’appui du Sénat avec les Loi relative au port de l’uniforme dans les entreprises et l’administration (1er octobre 2001). Son programme politique fut largement instauré. L’Empereur obtint le droit d’anoblissement (17 octobre 2001) et Enghien proposa sa seconde grande réforme concernant l’instauration d’un système de douanes plus soutenu. Les partenaires commerciaux de l’Empire émirent de grandes réserves et une rencontre fut organisée avec le Premier Ministre Bauer du Royaume de Jepay. La Réforme Protectionniste de l’Empire fut finalement votée (12 mai 2002) grâce à un consensus avec les nations étrangères et les partenaires sociaux et économiques de l’Empire. Malgré cette politique clairement non libérale, l’Empire participa à l’OPLE quelques temps après sa création et sous certains réserves (mai 2002) avec le Gollach, Dosnia et l’Iron Mind.

Le communautarisme devint l’ennemi intérieur du Premier Chancelier : il s’opposa à une proposition sénatoriale visant à instaurer un multilinguisme en Alderande. C’était un pas de plus vers le centralisme, l’idéal d’une Confédération des provinces sur le modèle de 1976 était largement attaqué. De plus, la crise des Réformes Électorales montra une nouvelle fois le manque de clarté de la Constitution dans la division du pouvoir législatif entre le Prétoire et le Sénat Impérial mais aucun amendement à la Constitution ne fut voté (avril-mai 2003).

La visite officielle du Grand Duc Sébastien III de Janakan et la signature des Accords de Sysel (février 2003) renforcèrent la diplomatie de l’Empire au niveau international et son économie atteignit un niveau record. En politique étrangère le Prétoire soutint le Chancelier lors de la ratification des accords signés avec l’Iron Mind concernant le litige commercial qui opposait les deux nations. La situation internationale restait calme mais la réforme du président Maxime Dilanozovich au Milivoje fut critiquée par les membres du Haut Conseil de l’Iron Mind qui se joignit à l’Empire pour exiger la démission du Président milivien. Un sommet fut organisé à Saturos afin de régler le litige mais l’Empire et l’Iron Mind restèrent fermes : Dilanozovich devait démissionner pour le bien du Milivoje. Le sommet fut donc un échec mais la diplomatie mindienne et impériale triomphèrent : Dilanozovich finit par démissionner après une longue hésitation (3 février 2003).

Hector d’Enghien se rendit très impopularité lorsqu’il soutint officiellement la nouvelle réforme autoritaire qui fut instauré en Iron Mind par Ian Ogilvy (février 2003). Sa position à la Chancellerie fut largement remise en cause par l’opposition parlementaire alors que ses propres alliés au Sénat se divisèrent. Cependant Enghien resta à la Chancellerie jusqu’à la fin de son mandat.

Premier Chancelier Maxime de Condorcet

(2004-2008) - 4 ans

Le nouveau Sénat Impérial disposait d'une large majorité pro-impériale mais l’opposition se souda rapidement. L'Empereur nomma alors Maxime de Condorcet à la Chancellerie. Il avait été Intendant de l’Empire et il réussit à s’octroyer le soutient des Modérés. Condorcet nomma Tristan DeKlerk (ancien Secrétaire Général de l'ONU) Doge de l’Empire et renouvela Mark Answersen au Consulat alors qu’Hector d'Enghien devint Intendant de l'Empire.

Les premiers mois furent calmes en politique intérieure mais les affaires étrangères donnèrent au Premier Chancelier de nombreuses opportunités pour faire entendre la voix de l’Empire. Ian Ogilvy, Président de l'Iron Mind, remit de plus en plus en question la Réforme Protectionniste de l'Empire mais Condorcet resta intraitable. Homme de consensus, Condorcet pressa Marilyha Heladora de soutenir dans une certaine mesure la demande de l’Iron Mind à l’ONU mais la division des opinions entre les différents pays ne permit pas à l'Iron Mind de voir son territoire agrandit comme Ogilvy le désirait. Le soutient timide de la représentante de l’Empire fut perçu comme une trahison et les relations avec l’Iron Mind devinrent de moins en moins cordiales alors que la situation chaotique en Milivoje commençait à inquiéter la communauté internationale. le Premier Chancelier répondit lui-même devant le Sénat des attaques perpétrées par l’ex Président milivien Maxime Dilanozovich (janv. 2006) et il critiqua « l’incapacité » de la Secrétaire Générale de l’ONU Christiane Delponte de gérer les débats sur la réforme de l’ONU (fin 2005). Dès mars 2006 le Président de la République des Travailleurs Peter Traowsky était vivement critiqué pour ses attitudes de plus en plus dictatoriales et pour son retrait du Sommet de Milivoje. Dès avril 2006, la situation internationale empirait réellement.

Acclamé par le Sénat Impérial, Maxime de Condorcet instaura le Blocus du Milivoje en accord avec le Gollach pour empêcher les colons elghinois de rejoindre le pays en reconstruction. Nathalie Petrowski fut décrédibilisée sur la scène internationale malgré les efforts fait du côté impérial pour soutenir ses actions en Milivoje face aux attaques virulentes du Janakan et de l’Iron Mind. Malgré les dissensions profondes avec la présidente elghinoise Condorcet estimait que son rôle était capital dans la reconstruction du Milivoje. Les alliés de l’Empire étaient divisés sur le sujet et l’invasion du Chilia par le Jepay resta sans trop de protestations. Au contraire, le Premier Chancelier est vivement critiqués par ses alliés janakaan, mindien et jepaysan pour s’être montré très réticent face à l’action du royaume du Jepay. Face à de telles critiques il trouva au Sénat Impérial un soutient surprenant. La motion de confiance lui fut refusé mais il trouva une nouvelle majorité vers l’opposition alors que certains ultra impériaux lui refusaient leur soutient (juin 2006). Il resta alors au pouvoir et adopta une politique extérieure plus franche. L’élection au poste de Secrétaire Général de l’ONU d’un de ses meilleurs alliés, Alexis de Tocqueville, lui fut d’ailleurs d’un soutient important.

L’annexion illégale du Milivoje Occidental par l’Iron Mind (août 2006) fut l’occasion pour le Premier Chancelier de s’imposer avec plus de vigueur et il visa avec l’Eversex à faire front commun contre le président Ian Ogilvy. Critiqué vivement par son ancien allié janakaan Cornélius Albert et le Président Ogilvy, Condorcet gardait malgré tout la même attitude et se posa en défenseur du Milivoje en préparant une contre-offensive diplomatique. Il convainquit l’Empereur de déployer les forces alderaanes en Milivoje Oriental où les forces de la Confédération des Sthans vinrent ensuite assurer la mise en place de l’aide humanitaire (fin 2006).

La réélection de Nathalie Petrowski en Elghinn ne provoqua aucune réaction officielle et tout le monde s’accordait à la préférer au marxiste Marc Klimt. En 2007, le Président Souverain Narbastcho Romarinskyior reçut le soutient de Condorcet qui l’accueillit à Aldera alors que la Confédération des Sthans était en proie à la guerre civile. L’Empire organisait un nouveau blocus et formait une nouvelle diplomatie : des pourparlers furent organisés et la scission du pays fut finalement signée, on s‘accorda à éviter une généralisation du conflit sur le territoire sthanor et dans la région entière au prix d’un consensus.

Sur le plan intérieur, un attentat eut lieu en plein centre d’Aldera au début de son mandat devant le Palais du Prétoire en mai 2005 à quelques mois des festivités qui furent organisées dans tout l’Empire pour fêter les 50 ans de l’Empereur. L’évènement fit grand bruit et une enquête fut organisée sans trop de résultats. Enfin, Condorcet nomma Shue Uemura nouvelle Conseillère à la Confédération et proposa sa Réforme sur l’éducation qui modernisait et standardisait le système scolaire de l’Empire (fin 2007).

Premier Chancelier Llorth Yittreas

(2008 - 2012) - 4 ans

Devenu perplexe par l'expérience Condorcet, l’Empereur profita d'une nouvelle majorité au Sénat Impérial pour nommer un de ses alliés les plus intransigeants à la Chancellerie : ce fut Llorth Yittreas. Investi, il nomma Doge la jeune Shue Uemura, reconduisit Mark Answersen au poste de Consul de l’Empire et Hector d’Enghien comme Intendant.

A peine arrivé au pouvoir Yittreas continua la politique étrangère de Condorcet en soutenant Romarinskyior contre l’État Libre Flakgrad. Afin d’éviter toute attaque contre la Confédération des Sthans un accord fut conclu et l’Empire obtint ainsi une base militaire à Helzhanj dont le but était avant tout dissuasif (2008). Malgré le soutient impérial aux sthanors, Alexis de Tocqueville fut menacé par une motion de censure à l’ONU qui, refusée, marqua le retrait de la Confédération des Sthans de l’ONU, Yittreas commença alors une vive période de critique vis-à-vis du Président Souverain sthanor et les relations avec la Confédération se détériorèrent. La guerre civile sthanore éclata finalement (juin 2010) et malgré les dissensions l’Empire soutint directement le mouvement loyaliste par l’envoi de soldats contre les communistes, les angélistes et plus tard l’État Libre de Flakgrad lui-même (oct. 2010). Yittreas se montrait déterminé et prônait la réunification totale de la Confédération des Sthans. La tension montait avec l’Iron Mind et le Premier Chancelier développa une politique de prévention et d’encerclement de l’Iron Mind : le Sénat vota ainsi l’envoi de soldats supplémentaires en Milivoje et deux bases militaires furent acquises grâce à d’habiles tractations diplomatiques en République des Eduens (Krente) et dans l’archipel du Gollach (Tamélia).

Yittreas refusa de participer à l’intervention internationale en Krigéranie et en Chilia et assura son soutien à la diplomatie du Grand-duché de Janakan menée le Secrétaire d'État Cornélius Albert (2009). Cependant le soutien fut de courte durée et lorsque le Janakan dessinait le projet d’annexer l’enclave de Llewald, la Chancellerie se montra très perplexe mais l’Empire adopta une position neutre et se dit prêt à accepter tout traité international visant à écourter la crise (2010). Le Premier Chancelier se froissa malgré tout directement avec la diplomatie janakaane lorsque le nouveau Secrétaire Général de l’ONU Maximin Tragonart proposa la médiation de l’ONU. Yittreas, invoquant la « conception différente » de l’organisation, refusa catégoriquement l’implication de l’ONU dans la crise krigérano-chilienne. Ainsi l’ONU n’intervint pas sous les pressions de la diplomatie impériale, les pourparlers sur place furent rapidement gelés et la situation s‘embourbait. Par mesure préventive le Premier Chancelier organisa l’annexion du détroit lugano-alderaan (2010) qui ne rencontra aucune contestation de la part de la communauté internationale malgré l’importance stratégique du détroit. La politique d’expansion maritime du Premier Chancelier se confirma lors de la signature du Traité de Teluskan avec la Reine Labadef du Gollach visant à un partage des mers nationales entre les deux états (2009). Se dessinait alors une nouvelle politique maritime impériale. En Elghinn, Nathalie Petrowski démissionna pour laisser la place à Lucien Bouchard mais les élections imposèrent finalement Amir Khadir comme Président avec une majorité de Grüns. Celui-ci se montra prêt à engager le dialogue avec l’Empire et She Uemura le rencontra à Boischatel dans une rencontre historique (2010) mais qui se solda finalement par un cuisant échec et une humiliation pour l'Empire.

En Amerzone, le Milivoje Occidental se démocratisait sous l’impulsion de Yittreas et en vertu des accords signés avec le Janakan. Des référendums furent organisés l’année suivante (2011) dans l’optique de la création d’une Fédération du Milivoje avec l'Harvéna janakaane. Le plan de l'Empire pour le Milivoje échoua finalement devant le refus harvénien et l’intransigeance de la diplomatie janakaane.

Sur le plan intérieur, profitant d’une large majorité, il imposa un durcissement de la Loi relative au port de l’uniforme dans les lieux publics et les bureaux de 2001 qui faisait basculer définitivement les modérés contestataires dans les rangs de l’opposition. La Réforme relative aux Académies qu’il proposa fut très critiquée (notamment à cause du Test Voigt-Kampff) et ne fut que partiellement appliquée à cause des nombreux amendements imposés par l'opposition (2009). A mi-chemin de la fin de son mandat, Yittreas dut faire face à la menace de l’indépendantisme corstrisian lorsque le Président du Conseil du Corstris Oriental Renkel Elvineh évoqua l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans sa province (fév. 2010). Yittreas répondit par la force et Elvineh fut destitué. En réponse, les mouvements indépendantistes assassinèrent l’Intendant de l’Empire du Corstris Oriental Ernest Delvero-Thanon qui assurait l’intérim, celui-ci fut remplacé puis Khel Berthoski - un allié de Yittreas - devint le nouveau Président du Conseil de la province marquant ainsi la fin de la crise (déc. 2010). Soutenue discrètement par la Chancellerie, la Commission Centrale légalisa l’Angisme et le premier congrès angiste fut organisé malgré les protestations (2010). En politique économique, Yittreas se portait garant du protectionnisme d'Enghien mais, conseillé par Pter Thanas, il prit deux initiatives pour aménager la loi et satisfaire les libéraux qui menaçaient de lui retirer leur soutien : la Réforme des Monopoles d’État supprimait ainsi définitivement les monopoles légaux (2011) et la Réforme déflationniste imposait une sobriété budgétaire et une politique de rigueur visant à limiter l’inflation causée par les lois protectionnistes.

Une nouvelle guerre éclata finalement entre la Confédération des Sthans et la République des Travailleurs coalisées contre l’Iron Mind. L’Empire adopta avec le Janakan une position de neutralité tout en soutenant indirectement les coalisés. Yittreas demanda les pleins pouvoirs afin de gérer plus amplement la politique extérieure mais après un refus du Sénat Impérial et l’affaire Kwame Brownitch vite évincée, les nouvelles élections furent organisées.

Premier Chancelier Shue Loa Uemura

(2012 - 2014) - 2 ans

L’Empereur, déjà souffrant, appela la Conseillère à la Confédération Shue Loa Uemura, pour succéder à Yittreas à la Chancellerie. Celle-ci disposa d’une majorité chancelante au Sénat Impérial et dut attirer le soutient des modérés qui accédaient pour la première fois au Prétoire. La politique étrangère fut éclatante avec la réussite du programme de Yittreas dans les territoires sthanors et l’affaiblissement de la guerre (janv. 2012).

La révolution anarchiste en Elghinn créa cependant de nombreux troubles au sein de l’Empire et des mesures radicales furent finalement prises : Uemura chargea l’armée d’organiser une répression qui fut vite controversée et elle soutint la création du Tétragramaton qui réorganisait les forces paramilitaires impériales sous l’égide du Prétoire (Réforme du Prétoire de juillet 2013). Face à la création de cette nouvelle institution et face aux lois policières, Pavel Vendy’is et Tristain Valorum, deux Préteurs de l’opposition, démissionnèrent pour montrer leur mécontentement face à leur impuissance au sein même du Prétoire. Aucune mesure ne suivit et l’opposition se vit alors totalement démunie et impuissante.

La Régence d'Héloïse Dante-Serra de Montargès

(2013-2016) - 3 ans

La mort de l’Empereur en juillet 2013 fit définitivement basculer la situation. L’Acte de Régence fut proclamé face à la minorité du Dauphin Impérial Eltan Kaer Dante : le Conseil de la Chancellerie fut dissout et ses pouvoirs furent transférés au Conseil de Régence dont l’Empereur posthume avait donné la liste, le Premier Chancelier perdit de son autorité au profit du Conseil et de la Régente Héloïse Dante-Serra de Montargès. Shue Uemura resta malgré tout à la Chancellerie.

L’anarchie se propageait dans tout l’Empire et de nombreuses provinces profitèrent du manque d’autorité de la Régente pour déclarer leur indépendance suite à la chute des gouvernements impériaux dans ces provinces. Ainsi, le Gouverneur Samuel Léio DeVès fut sauvagement assassiné à Dresda par les milices angistes qui prirent le pouvoir le jour même dans toute la province. Le corps gouverneur fut ensuite exposé sur la Place Koërnisg pendant près de 2 mois (sept 2013) jusqu'à l'arrivée des forces impériales sur place. D’autres provinces basculèrent hors de l’autorité de l’Empire mais le changement de gouvernement à Aldera stabilisa finalement la situation en faveur des Impériaux.

En effet, devant le chaos qui régnait dans l’Empire, le Premier Chancelier Shue Uemura proposa au Sénat Impérial des mesures drastiques de sécurité : un « état de police provisoire » et un couvre feu furent ainsi imposés (octobre 2013Lois sécuritaires ou Lois Uemura). Le Tétragramaton gagnait en influence et il s’agrandit très rapidement en devenant la première organisation d’Alderande. L’ordre fut rétablit peu à peu mais l’attentat au Palais Impérial qui causa la mort de la tante du Dauphin Impérial, Roselise Eldera Dante, obligea la Régente et le Dauphin à s’exiler discrètement loin de la capitale.

Le Sénat Impérial se montra de plus en plus critique et le Premier Chancelier Uemura démissionna finalement lors d’une séance au Sénat Impérial sous les hués des sénateurs exténués par son incapacité à restaurer l’ordre impérial (janvier 2014).

Premier Chancelier Maximilien de Baer

(2014 - 2016) - 2 ans

La Régente profita de son assise politique pour installer son favori à la tête de la Chancellerie. Ainsi Maximilien de Baer, controversé et connu pour ses goûts de faste et de luxure, devint Premier Chancelier. Face à l’incapacité du nouveau Premier Chancelier, le Conseil de Régence imposa rapidement Alexandre de Jyiventhor comme Maire du Palais et Rose Beldhen comme Doge.

Conseillé par le Maire du Palais Baer instaura un nouvel impôt et finança l’agrandissement du Tétragramaton qui permit de rétablir l’ordre de manière ferme et autoritaire dès février 2014. Mais après quelques exécutions controversées de nombreux généraux furent priés de démissionner. Baer laissa peu à peu Jyiventhor prendre les rennes du pouvoir en son nom et la Chancellerie ne devint plus le centre politique de l’Empire mais le lieu de réunion de la haute bourgeoisie et de la nouvelle Cour Impériale financées par le trône.

Le régime s’affirma avec difficulté vis-à-vis des nationalismes et Jyiventhor répondit avec fermeté aux révoltes angélistes de Prodovandrog et aux manifestations fascistes de Dresda et d’Andostorine excitées par les troubles politiques en Iron Mind (avril 2014). Les Lois Uemura furent ainsi renforcées malgré la réticence des parlementaires. Le Sénat Impérial devint sceptique face aux décisions de plus en plus autoritaires du régime alors que le Prétoire, soutenu par toute la structure du Tétragramaton, souhaitait l’instauration d’un état autocratique temporaire, idée que Jyiventhor défendait dans le but de rétablir « l’ordre impérial ». La répression fit donc plusieurs centaines de victimes et bien que les abus furent décriés dans tout l’Empire la presse critiqua avant tout les exactions commises en Iron Mind alors en proie à la guerre civile.

En mai 2014 les provinces du sud de l’Empire déclarèrent leur indépendance lors du Congrès de Thèb sous le nom de Confédération Teluskanaise. Jyiventhor se déplaça lui-même au Sénat Impérial avec le Premier Chancelier Baer et lui fit lire un discours montrant toute la fermeté de sa politique et l’union séparatiste fut démantelée fermement par l’armée. La scission territoriale grondait encore et le Conseil de Régence fit pression sur la Chancellerie pour ratifier le Toeltelvelte (Réforme Générale de l’Empire) qui réaffirmait la souveraineté de la Régente sur l’ensemble du territoire mais qui instaurait une nouvelle politique décentralisée en accordant aussi le droit aux angistes d’une représentation politique plus importante (mai 2014). Hector d’Enghien, évincé en 2013 avec les Lois Uemura, revint ainsi sur le devant de la scène politique et disposa d’un siège au Conseil de Régence. C’était un échec cuisant pour Jyiventhor et pour tout le parti impérial : l’Empire n’était plus un système centralisé.

Après l’intervention militaire du nouveau Consul Max Kaer Demian avec les forces du Tétragramaton en pleine séance sénatoriale, le Sénat se sentit de plus en plus menacé par les interventions fermes et autoritaires de Jyiventhor et se montra de plus en plus opposé face à la politique du régime (sept. 2014). Le Conseil de Régence imposa finalement la sécurisation du Sénat par les forces du Tétragramaton et l’interdiction de séance publique au Sénat mais les sénateurs de la Ligue boycottèrent les séances craignant une tentative de coup d’état à chaque instant. Baer était maintenu in extremis mais Jyiventhor fut finalement remercié lorsqu’il affirma ouvertement son soutient au nouveau régime restaurationniste en Union Sthanore (juin 2015). Le Parti de l’Ordre perdit ainsi le contrôle de la Chancellerie.

Baer tenta un temps de diriger l’Empire seul mais on lui imposa rapidement un nouveau Maire du Palais. La Régente, suivant les conseils du Conseil de Régence nomma Ernst Thoedus, un modéré assez pragmatique.

Empereur Eltan Kaer Dante

(2016 - )

Premier Chancelier Alexandre de Jyiventhor

(septembre 2016 - janvier 2017) - 3 mois

A peine couronné, le jeune Empereur Eltan s’entoure du Parti de l’Ordre qui souhaite rétablir le système impérial comme l’avait organisé la Constitution de 2000. Décidé à donner de lui-même une nouvelle impulsion à la politique impériale, il se maria avec la fille du Grand-duc de Janakan Myrcella Ergûn en rapprochant ainsi définitivement deux familles régnantes prestigieuses. Du point de vue politique, il se sépara du favori de sa mère Maximilien de Baer qui, déjà accusé de détournement de fonds publics, réfugia au Janakan. L’Empereur appela |||Alexandre de Jyiventhor]]] dans le but de « restaurer la gloire de l’Empire » dans un nouvel esprit centralisateur. Jyiventhor était déjà très impopulaire et le Sénat ne lui accorda pas l’investiture. L’Empereur le maintint tout de même et la nomination du modéré Herevan Tarsus à la préfecture du Prétoire rallia un certains nombres de sceptiques à la majorité parlementaire.

La contestation fut cependant trop importante et finalement la Commission Centrale décida de dissoudre le Sénat Impérial dans le but de former de nouvelles élections et un gouvernement qui en serait ainsi plus représentatif. Face à l’ultimatum, les fidèles du Chancelier et le Parti de l’Ordre tentèrent quelques réformes rapides sans réussite alors que la diplomatie resta aux mains de l’un de ses ennemis : l’ancien membre du Conseil de Régence Henskel Kierkegaard qui sabotait le projet de Jyiventhor d’un rapprochement de l’Empire avec les nations de l’Axe. En effet, soutenu par le Sénat Impérial Kierkegaard établit une diplomatie totalement à l’encontre de Jyiventhor : la présence militaire impériale au Milivoje fut augmentée et le Détroit Hestallien fut bloqué avec l’aide de la marine gollachoise afin d’empêcher toute liaison directe maritime entre les états de l’Axe en Amerzone et l’Union Restaurationniste (déc. 2016). Alexandre de Jyinventhor dut finalement se retirer sans avoir mené aucun projet à bien (notamment la révocation du Toeltelvelte) pour laisser place aux élections générales de l’Empire.

Premier Chancelier Henskel Kierkegaard

(2017 - 2021)

Une majorité ambiguë se dégagea des élections sénatoriales, plusieurs alliance étaient alors possibles et l'Empereur craignait une arrivée historique de la Ligue de l’opposition au pouvoir. Il décida alors avec ses alliés de faire appel à Henskel Kierkegaard soutenu par les Modérés. Le « danger Valorum » était alors écarté. Kierkegaard renoua avec la Chancellerie en reprenant la tradition politique de Cyprius Dante : il nomma un Doge - Hestus Pelleaon - et il renoua avec le Premier Recteur du Tétragramaton Max Kaer Demian dont l'influence était telle qui ne pouvait pas le démettre de ses fonctions sans provoquer la crise politique.

Dès mars 2017 le Premier Chancelier prévoyait de grandes réformes et créa ainsi deux commissions relatives à des futures réformes que la venu de la guerre retarda. Finalement il fallut attendre 2019 pour que la première réforme fut adoptée. La Réforme Économique de l’Empire prévoyait une libéralisation progressive du marché alderaan développé par un plan imaginé par l'économiste et homme politique Pter Thanas. La seconde réforme fut plus longue et plus contestée et visait directement à pallier les défauts du Toeltelvelte de 2014. Dans tous les cas le pouvoir impérial était très largement diminué : le protectionnisme qui symbolisait jusque là la prospérité du régime disparaissait et la Loi relative aux rentes impériales (votées indépendamment par le Sénat Impérial) diminuait encore le prestige du trône (mars 2017).

Sur le plan international, l’Axe se réorganisait quelque peu avant même le début de la guerre et le Président mindien Siegfried Aaronstein lança plusieurs appels aux angistes alderaans. La révolte populaire angiste éclata au sein de l’Empire et les évènements n’étaient pas sans rappeler les émeutes de 2014 (mars 2017). La répression fut organisée par le Tétragramaton et le Prétoire nomma arbitrairement Elmet Von Diëvedante à la tête du Korriban en remplaçant le Gouverneur élu Vheon Escobar-Vhalès. Les troubles prirent fin durant l’été mais lorsque le Prétoire suspendit la législation sur l'Angisme (mars 2018) la Diète du Korriban menaça de se soulever puis ce fut la population elle-même qui soutint ses parlementaires provinciaux et qui organisa de nouvelles manifestations (avril 2018).

En politique extérieure Henskel Kierkegaard continuait la politique qu’il s’était fixé sous la Chancellerie de Jyiventhor en tant que Doge. Les relations avec l’Union Sthanore allaient de mal en pis, les ambassadeurs dans les capitales respectives furent rapatriés et le Premier Chancelier se posa en défenseur des droits du Wolfangilia sur la ville de Wülfenir revendiquée par l’état restaurationniste. Le Chancelier signa alors le Pacte de Dörmstok avec la Fédération du Wolfangilia : le traité liait les deux nations par une alliance défensive et permit à l'Empire d'installer une base militaire dissuasive près de la ville contestée et de la frontière avec le territoire sthanor. La guerre avec l’Union Restaurationniste éclata finalement lorsque les armées sthanores attaquèrent Wülfenir le 3 août 2017.

L’Empire déploya ses forces dans la base militaire de Veelad et la stratégie « coupe jarrets » du Plan Eveeda fut mis en place alors que certaines villes de l’Empire - dont la Capitale Impériale - étaient touchées par les bombardements sthanors. Ces attaques historiques sur le territoire alderaan forcèrent le Sénat Impérial, menacé lui-même par les bombardements, de donner les pleins pouvoirs au Premier Chancelier Henskel Kierkegaard (déc. 2017). Kierkegaard instaura un « rideau » aérien et maritime avec les alliés gollachois et janakaan. Les pertes furent nombreuses dans l’Océan Prométhée et les forces de l’Axe s’en prirent aussi aux transports civils comme au transporteurs de pétrole. La catastrophe écologique s’ajouta aux dégâts de la guerre.

L'Empereur se prononça officiellement contre la politique étrangère du Premier Chancelier et finalement, le Tétragramaton intervint brutalement pour démettre Kierkegaard de ses fonctions (mai 2018). L'Empereur s’octroya les pleins pouvoirs et refusa de rassembler le Sénat Impérial en préconisant une paix avec les ennemis de l'Empire et une Nösvenpolisi pour rétablir la grandeur de l'Empire et mettre fin au Toeltelvelte. Le mouvement d'opposition s'organisa et il se renforça lorsque Henskel Kierkegaard fut victime d'une tentative d'assassinat. Finalement le Prétoire, qui disposait d’une majorité de ligués et de modérés, bloqua les décisions du trône et dès juin 2018 le projet politique de l’Empereur arriva dans une impasse. Finalement il décida de rappeler Henskel Kierkegaard à la Chancellerie face aux pressions populaires (oct. 2018). Ce fut une très large défaite politique qui rendit l’Empereur très impopulaire et qui décrédibilisa ses alliés du Parti de l’Ordre.

Revenu au pouvoir, Kierkegaard continua avec détermination sa politique militaire contre l’Axe : le front sthanor fut renforcé, le Milivoje reçut le soutient balistique de l’Empire et Kierkegaard envoya des soldats sur Estrios pour reprendre l’île gollachoise envahie par les Eduens. Kierkegaard sabota délibérément la Conférence pour la paix de Berlen (nov. 2018) en refusant d’y participer. La guerre se généralisa sur tous les fronts et la chute du régime restaurationniste par le putsch des généraux soutenu par l’Empire mit finalement fin à la guerre. Kierkegaard était plus populaire que jamais. Il convoqua de nouveau le Sénat Impérial qui l’ovationna (janv. 2019).

La fin de la guerre lui permit de revenir à sa politique intérieure, le véritable centre de son programme politique. Les Commissions qu’il avait formées en 2017 rendirent public leur rapport et les réformes furent alors possibles. Sa politique extérieure était renforcée par le prestige de la victoire. Kierkegaard envoya Bevheas Paillargeon à la Conférence de paix de Sthanispol : l’Empire devint le protecteur provisoire de la nouvelle République Sthanore malgré le scepticisme de sa nouvelle présidente, Alexandra Neglez, et Kierkegaard visita le Milivoje où avec le Président Melev Morovine il proposa une refonte du Milivoje avec l’Harvéna et de nouveaux accords visant à donner plus d’indépendance politique à la fédération en revenant sur les accords de 2010 avec les Seconds Accords de Praha (avril 2019). Le Janakan afficha directement son scepticisme vis-à-vis du projet de Kierkegaard au Milivoje mais promit malgré tout un nouveau référendum. Cependant une nouvelle fédération au Milivoje et un retrait permanent des forces de l’Empire ne furent possibles que si une paix durable était signée avec l’Iron Mind.

Henskel Kierkegaard fut réélu pour un second mandat en janvier 2022 avec une large majorité favorable. L’Empereur était de nouveau mis en minorité et il décida de convoquer l’Assemblée du Toeltelvelte afin d’abroger définitivement le texte de 2014. L’Assemblée réunie (avril 2021), les oppositions et les attaques fusèrent de tout côté alors que ni le pouvoir impérial et ni la Chancellerie n’obtinrent gain de cause. Une Réforme de l’Empire fut votée par l’Assemblée mais le projet était totalement anti-impérial et remettait en cause le système impérial et centralisateur. Henskel Kierkegaard refusa de ratifier le texte, il démissionna (juin 2021).

Premier Chancelier Ernst Thoedus

(2021)

L’Empereur choisit là encore un modéré pour succéder à Kierkegaard et l’Assemblée du Toeltelvelte investit finalement Ernst Thoedus, ancien Maire du Palais sous Baer. A la surprise de son clan politique et du parti de l’Empereur, Thoedus se porta garant des décisions prises par l’Assemblée du Toeltelvelte. Arrivé dans une impasse l’Empereur décida alors de faire appel au référendum pour annuler la réforme de l’Assemblée qui était encore plus décentralisatrice que le texte de 2014. Le souvenir de 2018 était encore dans les esprits de tous et le peuple alderaan soutint la réforme. C’était la fin de l’Empire. Ernst Thoedus assura la transition et s’assura de l’application de la nouvelle Constitution.

Voir aussi

- L'Histoire d'Alderande (jusqu'en 2000)
- L'Histoire de la Confédération d'Alderande (à partir de 2022)
- La Constitution de l'Empire d'Alderande
- La Constitution de la Confédération d'Alderande de 2022
- Les Régimes Sthanors au cours du temps

- La Chancellerie d'Alderande
- Le Prétoire d'Alderande
- Le Sénat d'Alderande

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