Maximin Tragonart

Homme politique janakaan.
Né le 11 août 1942 à Oplinia (Lescornais), décédé le 17 mars 2019 à Cendremarc (Presnes)

Biographie

Une enfance sous la dictature

Sous la dictature du prince Edouard, Maximin Tragonart naît dans la clandestinité, puisque ses parents sont tous les deux recherchés pour activités subversives (ils éditent un feuillet socialisant). Après leur arrestation en 1947, il est élévé par ses grands-parents maternels dans la religion caroliste. En 1950, sa mère est libérée et donne à son éducation une inflection libérale, qui dure peu de temps puisque les deux sont mis en internement à Brina (Lescornaos) après l'évasion de son père en 1951. Il passe alors sous le régime de la rééducation prioritaire (doctrine éducative coercitive de la dictature) avant d'être libéré en 1953 par une attaque des milices démocrates. C'est là qu'il apprend l'éxécution de son père pour complot et trahison (9 mars 1953). En réaction, il commence à distribuer Le Progrès, journal militant démocrate.

Un jeune militant

En 1959, il entre à l'Ecole Générale d'Agronomie et s'inscrit aux jeunesses radicales. Devenu ingénieur agronome (1963), il entre au Mouvement des Radicaux Socialistes (M.R.S.) où il devient rédacteur à Jeune Liberté. Il épouse le 6 décembre 1964 Dora Mercellin, fille du député ULP, Maurice Marcellin, dont il devient l'attaché parlementaire. Après la défaite électorale de 1968, il rentre chez Elorel (entreprise d'agroalimentaire Lescornaise) où il devient délégué syndical. Distingué pour son action militante, il obtient avec l'aide de son beau-père l'investiture ULP pour les élections législatives de 1973 dans la circonscription (à priori imprenable) de sa ville natale, où il sera élu, à la surprise générale au second tou avec 61% des voix contre le député sortant.

Un parlementaire modéré

Alors que son beau-père devient ministre des Postes, il refuse le poste de conseiller ministériel qui lui est proposé pour s'impliquer au plus fort dans son mandat de député. Il entre à la commission parlementaire de la Pêche où il est remarqué pour un projet de loi sur la création de quotas qui ne sera pas adopté. Réélu en 1978, il entre à la commission des affaires sociales où il soutient les projets d'impôts dégressifs et les mesures sur le logement social. Il initie le Fond National d'Aide Publique au Logement , dont la loi de création le 9 juin 1982 est d'ailleurs appelé Loi Tragonart et dont il est nommé vice-président en 1983. Jugeant cet emploi incompatible avec un mandat électif, il ne se représente pas aux élections de 1983.

En 1988, il s'oppose à la dissolution du F.N.A.P.L par le ministre de l'Economie, Garnier Carvalhais, qu'il combat avec beaucoup d'acharnement au congrès U.L.P. de Lacreterres en 1989. Elu en 1990 vice-président du M.R.S., il engage son mouvement dans l'opposition dure au gouvernement, se heurtant ainsi à l'aile droite de l'U.L.P, qui lui oppose un candidat aux élections législatives de 1991, manquant d'empêcher ainsi son élection.

Le chemin ministériel

Après la victoire du Centre et de la Gauche aux élections de 1991, les socialistes insistent pour son entrer au gouvernement comme ministre délégué au Logement. Il y réactive et réforme le F.N.A.P.L., mais échoue dans ses tentatives de mise en place de lois sur les quotas de logements sociaux. Après le scandale Kerova et la démission forcée du gouvernement, il est nommé ministre des Universités, faisant office de caution sociale. Elu député en 1996, il refuse de participer au gouvernement dirigé par Garnier Carvalhais. Elu vice-président de l'U.L.P. et président du M.R.S. en 1997, il négocie avec la gauche et obtient la chute du gouvernement. Il est nommé ministre de l'Education et tente une première réforme sur les inscriptions en faculté qui échouera devant l'impossibilité de trouver des ressources nécessaires à la gratuité totale, malgré l'aide du Grand-Duc. Cet échec sera d'ailleurs à la base des dissensions entre Sébastien III et Tugduald Ricomer.

Le ministère Tragonart

Au lendemain des élections de 2001, Maixmin Tragonart est nommé premier ministre à la surprise générale. Dans sa lettre de nomination, le Grand-Duc insista beaucoup sur sa modération, son honnêteté et son attachemet à la cohésion sociale. Outre la fin de l'isolationisme janakaan et le début de l'ouverture diplomatique sur la région, ce gouvernement fut marqué par la reprise et l'encouragement de la croissance économique. En 2002, les accords de Bréguet permettent de doper la croissance janakaane et le chômage commence à reculer très vite. Avec cette embellie intérieure, Maximin Tragonart entame une politique extérieure audacieuse marquée par la signature des accords de Sysel (rapprochement avec l'Empire d'Alderande) et par la conférence de Fréhel, qui malgré son échec sera le premier pas du Janakan dans les organismes internationnaux. La fin de la législature fut moins favorable pour le premier ministre qui commença à souffrir d'un cancer des poumons.

Une fin de carrière en demi-teinte

Malade, Maximin Tragonart rennonce à reprendre les renes d'un gouvernement en 2006. Il prend de plus en plus de distance avec la politique, refusant d'ailleurs d'entrer au Consistoire. En 2009, il accepte cependant de présider une commission d'étude sur la Réforme de l'ONU. Il est d'ailleurs élu Secrétaire Général de l'ONU en 2010, dont il espère pouvoir mener la réforme. Cependant, il est très vite limité dans son action, notamment par l'hostilité alderaane à l'interventionisme de l'ONU. Diminué par la maladie et mal à l'aise avec la politique expensioniste janakaane, il stoppe toute réforme de l'organisation après l'échec de ses tentatives de médiations dans la guerre de Krigeranie. Réélu (contre sa volonté) en 2012, il démissionne pour raisons de sante en 2013.
Il est nommé professeur honoraire à l'Insitut Général de Politique de Cendremarc.

Il meurt le 17 mars 2019 des suites d'un cancer généralisé.

Mandats électifs :

  • Député de la circonscription d'Oplinia (élu en 1973, 1978 et 1991)
  • Député de liste ULP (1996 et 2001)

Il a démissioné de ses mandats en 1991, 1998 et 2001 du fait de son entrée au gouvernement

Fonctions gouvernementales :

  • ministre délégué au logement (juin 1991-février 1995)
  • ministre des Universités (févirer 1995 - mai 1996)
  • ministre de l'Education et de la Recherche (octore 1998-mai 2001)
  • Premier Ministre (mai 2001 - mai 2006)

Autres Fonctions :

Précédé par Maximin Tragonart Suivi par
Tugduald Ricomer (1) Premier Ministre Tugduald Ricomer (2)
Précédé par Maximin Tragonart Suivi par
Alexis de Tocqueville Secrétaire Général des Nations Unies Ozarent Klent
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