Në Manifesto (extraits)

Les textes qui suivent sont des extraits tirés du livre Në Manifesto publié en 1980 RP par Gunter Kerdell (1921-1997). Le livre étant lui-même divisé en plusieurs essais, chacun des extraits suivant fait lui même partie d'un essai différent mais regroupés ensemble car faisant alusion à la notion de l'individualisme dans la théorie de l'Angisme alderaan (ou Supranational).

TEXTE

De la paix universelle

Dë leveran pelicil

Il y a une maladie qui règne dans le coeur des hommes. Son symptôme est la haine, la colère, la rage, la guerre. Cette maladie ce sont les émotions humaines. Mais il existe un remède à cette maladie : en sacrifiant les fautes d'euphories des émotions humaines il faut réussir à supprimer leurs excès de dépression abyssale. En tant que société civilisée, il faut adopter ce remède. Afin de trouver la paix dans le monde, il faut la trouver d'abord en nous-même de sorte que l’Humanité soit unie et que la guerre ne devienne plus qu’un souvenir. Il faut contrôler sa conscience et adopter une censure émotionnelle de nous-même. La société doit aider l’individu à cette fin, le contraindre dans ce but. Il faut vaincre, contre toute attente et contre notre propre nature.

De la nature humaine et de ses limites

Dë usken natura e stenpeskù

Considérons l'homme comme tendant inexorablement par sa nature vers un seul but, la guerre. Il faut que nos efforts tendent à éradiquer non pas le symptôme, mais la maladie elle-même : il faut s’appliquer à supprimer l'individualité qui devra être remplacer par la conformité, la similarité afin de permettre à chaque homme, femme et enfant de cette future grande société de vivre des existences identiques, sereines et calmes dans une paix universelle. Le concept de construction de vie identique permet à chacun d'entre nous d'envisager l'instant présent avec confiance dans l'absolue certitude qu'il y a un devenir que dans la conformité. Ainsi la Supranation ne trouvera le salut que dans l'anéantissement d'une individualité destructrice vouée au bien d'un homme au dépend de la destinée collective.

De la société et du travail

Dë uskenin e kôrvolen

La société de la supranation doit parvenir au calme intérieur dont l’homme a besoin. Sa nature le tend à la dispersion, à l’émotion immédiate et irraisonnée et la société doit permettre une revalorisation de l’homme comme entité encrée dans une globalité et non plus comme un homme emplie d’animalité instinctive et basse - l’homme que nous connaissons depuis des temps immémoriaux. Le temps libre reste un vecteur important de dispersion pour l’homme qui se déprécie dans son individualité, le travail doit supplanter ce besoin corrompu pour lui influer le devoir de reconnaissance, d’efforts pour la communauté. Le travail doit donc être imposé et accessible à tous de sorte qu’aucun ne puisse s’ennuyer dans l’abjection et les contingences de l’individuum(1). Le conformisme pliera ainsi cette tendance individualiste dans le bon sens, la modération des désirs et l’accomplissement du destin de la Supranation dans sa globalité de sorte qu'aucune différence ni inégalité ne sera tolérable.

NOTES

(1) individualisme

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