U.N.J. (Union Nationale Janakaane)

Parti politique janakaan créé en 1938, issus de mouvements régentistes et loyalistes.
Ce parti est membre de l'U.L.P. (Union Liberté et Progrès)

Régentisme et loyalisme

Ces deux termes qualifient deux attitudes politiques de réaction à la prise de pouvoir par le prince Edouard en 1937 (suite à la victoire de la gauche aux élections législatives de mars 1937). Les régentistes, suivant les théories du chevalier de Balzon, estiment que l'extension de la Régence est justifiée par l'"immaturité" du Grand-Duc Julien III et par la situation "dangereuse" issue des élections. Ils approuvent le renforcement de l'exécutif à titre temporaire, mais s'opposent aux mesures répressives. Si Balzon est issu de la droite traditionnaliste, ce mouvement regroupe des personnalités d'horizons assez variés, comme le socialiste anti-communiste Marcel Helmannes ou l'ancien président de l'Union Radicale Godefroi Pellaise.

Pour les loyalistes, la Charte doit être respectée : la situation exceptionnelle autorise selon eux et une prolongation de la Régence et la constitution d'un régim légal d'exception, mais le Grand-Duc Julien III doit être déclaré inapte à régner et c'est au nom du duc de Keryth (futur Alexandre V) qu'elle doit être constituée. Les loyalistes sont plutôt des personnalités dispersées, issus principalement de la droite et du centre. Leur principal porte-parole est l'ancien ministre de la Justice, Alfred Plantier.

De l'opposition légale à la résistance

Le décret du 17 mai 1938 autorise la création de certains partis politique en vue des élections législatives de 1939. Loyalistes et régentistes se voyant refuser la création de plusieurs partis, ils s'unissent pour fonder l'Union Nationale Janakaane qui reçoit l'agrément comme parti légal d'opposition (le régime espère que l'U.N.J. réussira à rassembler l'opposition modérée). Ils remportent 17 sièges aux élections de mars 1939 et siègent normalement au Parlement jusqu'en 1946. Cependant, dès les mesures autoritaires de 1940, ils commencent à nouer des relations avec l'U.L.P. auprès duquel ils auront un représentant dès 1941, mais refusent de couper les liens avec le pouvoir légal. L'arrestation puis le procès du Grand-Duc Julien III entraînent leur passage à la résistance.

Depuis 1954

A la fin de la dictature, l'U.N.J., membre de l'U.L.P,. connaît de nombreux départs vers les nouvelles formations politiques. Au congrès de 1959, une scission importante emporte une bonne moitée des militants et des élus vers le F.N.D.. L'U.L.P. encourage alors l'U.N.J. à devenir une sorte de relais entre le centre et les petits partis politiques régionnaux, ce qu'elle réussit plutôt bien. Peu représentée à l'Assemblée (le maximum depuis 1959, fut de 11 députés en 1996), l'U.N.J. estpar contre très présente au niveau local.

Liste des présidents :

Godefroi Pellaise 1938-1947
Alfred Plantier 1947-1959

Voir aussi :

Liste des partis politiques du Janakan

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